Dans des lettres au ton très libre, Ute Von Ebert, héritière puissante d’un empire industriel, raconte la vie à Erlingen assiégée par un ennemi appelé « Les Serviteurs » dont on ignore un peu tout…. Si ce n’est qu’ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. Les habitants attendent fiévreusement un train qui doit les évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas.

Kafka et sa Métamorphose du cloporte, Thoreau et sa désobéissance civile et Buzatti et l’ennemi fantasmé du Désert des Tartares s’immiscent dans ce récit inquiétant sur la propagation d’une foi sectaire dans des démocraties fatiguées.

Thérèse Malengreau, par ses notes et courtes pièces musicales au piano accompagnera les moments précis de l’histoire, offrant une caisse de résonance aux propos développés par Boualem Sansal :
S. Prokofiev, quelques Visions fugitives
D. Schostakovitch, quelques Préludes
B. Bartók

> EXTRAIT DE LE TRAIN D’ERLINGEN OU LA MÉTAMORPHOSE DE DIEU : On est toujours prêt à penser que notre monde nous appartient et qu’il ne changera que si nous le voulons. C’est compter sans les envahisseurs, il y en a toujours, ils peuvent venir de partout, de l’intérieur comme de l’extérieur par métamorphose, et revêtir toutes les formes, des plus visibles aux plus invisibles. Ceux qui aujourd’hui menacent le monde et l’étranglent par derrière sont du genre sournois, aussi terrifiants que les envahisseurs qui se sont jetés sur l’Amérique et sur ses peuples, pueblos, navajos, blackfoot, sioux… A l’ombre des traités jamais dénoncés, ils furent peu à peu, c’està- dire perfidement, dépossédés de leurs terres, de leurs cultures, de leurs âmes… C’était hier, quelques siècles à peine… C’était nous les envahisseurs…

les

Invités

Dimanche 01 Septembre

de 16:00 à 17:15

Dans:

Entrée : 14 €
Prix Pass : 10 €
Enfants et – de 30 ans : 8 €

La cour de l’Évêché

Située sur une place à l’arrière de la Cathédrale, la résidence de…

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