L’histoire de Wagner et de Nietzsche commence par une sorte d’amitié amoureuse, et Nietzsche la pousse jusqu’à comparer Wagner à Eschyle, l’Opéra total à la naissance de la Tragédie. Cependant, quelques années plus tard, Nietzsche écrit Le cas Wagner, une diatribe à la fois furieuse et par instants d’une extrême lucidité contre son ancienne passion.

Que s’est-il passé ?

Sur scène, l’un en face de l’autre, derrière deux pupitres, se tiendront d’un côté Wagner, paradoxalement joué par le philosophe Alain Badiou, et de l’autre Nietzsche, plus raisonnablement incarné par l’acteur Denis Lavant et en arrière plan, l’Orchestre symphonique de la Chapelle musicale de Tournai.

Agencés comme un drame, ce sont des textes tirés de la correspondance des deux antagonistes, ou des pamphlets de Nietzsche, que liront le philosophe et l’acteur.

Cette création sera ponctuée par des œuvres de Wagner telles que l’Ouverture des Maîtres Chanteurs de Nuremberg, qui frappa le jeune Nietzsche comme la foudre, et l’ouverture de Parsifal, où le même Nietzsche, plus âgé, ne vit qu’un agenouillement de son ancien ami devant le symbole exécré de la Croix.

«Aussi loin que je remonte, les opéras de Wagner font partie de mon existence.»
Cette complicité donne à ces leçons du philosophe mélomane une force d’argumentation particulière qui prend appui sur une connaissance parfaite des livrets et des partitions de Wagner.

Cinq Leçons sur le « cas » Wagner, d’Alain Badiou, Éditions Nous, 2011

les

Invités

Samedi 01 Septembre

de 21:00 à 22:15

Entrée: 20€
Prix Pass: 16€
Enfants et -30 ans: 8€

La Cathédrale Notre-Dame de Tournai

Écrin du festival Classée patrimoine mondial de l’UNESCO, la Cathédrale Notre-Dame de…

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