Au-delà de la reconnaissance planétaire de son interprétation des Variations Goldberg, tout le monde ou presque aujourd’hui connaît Glenn Gould.
Plus de cinquante ans après avoir quitté le champ du concert et plus de trente ans après sa mort, lui qui ne goûtait guère l’hystérie médiatique est plus célèbre que tous les champions du genre, excepté Karajan ou Callas peut-être. Il reste que Gould fut le premier musicien à donner à l’enregistrement une véritable dimension philosophique, très loin des mirages éphémères de la carrière. Il est parvenu à faire communier des auditeurs lointains autour d’un même idéal de transmission et de pureté.
« L’objectif de l’art n’est pas le déclenchement momentané d’une sécrétion d’adrénaline, mais la construction progressive, sur la durée d’une vie entière, d’un état d’émerveillement et de sérénité. »
Glenn Gould ou le Piano de l’esprit
Jean-Yves Clément
Edition Acte Sud