J’écris sur la douleur du monde et je peins la lumière qui nous manque.
On savait Tahar Ben Jelloun romancier, conteur, philosophe, poète. On le découvre peintre au pinceau étincelant et singulier. «Drôle d’idée de mettre de la couleur sur les paysages de la vie, sur la beauté ou la douleur du monde», écrit Tahar Ben Jelloun à propos de cette expérience de peindre, tout en précisant qu’il ne peint pas ce qu’il voit, mais ce qu’il imagine. « Dans mes livres, je traque les solitudes. Dans mes toiles, je chante la multitude heureuse. Ainsi des jardins et prairies voyagent pour retarder et décourager le chagrin », précise l’artiste.