Valérie Cordy ne commente pas le monde contemporain. Elle le met en tension. Sur scène, son écran s’allume. Des fragments d’information et d’images, l’écume de sa navigation virtuelle, deviennent le point de départ d’une création en direct. Les matériaux et les êtres s’agrègent, bifurquent, se transforment. Peu à peu, le plateau se remplit. Le spectacle se fabrique
sous les yeux du public à partir de contenus numériques, d’interventions artistiques et de réactions en temps réel.
Les présences se multiplient, la scénographie se déplace, la musique organise les dynamiques. Les algorithmes proposent des trajectoires, mais ce sont les interprètes qui les traversent, avec le public. État du Monde avance sur un sol qui se met à “calculer” sous nos pieds : chaque appui déclenche une réponse, chaque mouvement reconfigure l’ensemble. Pour mieux s’interroger : qu’est-ce qui nous arrive ?