« Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores. Étonnons-nous des soirs mais vivons les matins » déclarait le poète Guillaume Apollinaire à la fin du dix-neuvième siècle. Et s’il s’était trompé par excès d’optimisme ? Des menaces d’une ampleur inédite à l’échelle mondiale nous portent à craindre la victoire définitive des crépuscules. Et pourtant. Le monde respire encore. Et des trêves inversent le cours du temps. Cette lecture musicale en est une : elle nous fait entendre ce que racontent le chant des oiseaux, les chats, les éléphants et la belette de Binswanger.
Accompagnée de la voix de Laurence Vielle, des notes d’Alice Hebborn et de Nao Momitani, la philosophe Pascale Seys convoque Hérodote, Romain Gary, Rachel Carson, Lord Byron, Corine Pelluchon, Laurence Vielle, Hippolyte Taine et Montaigne pour tisser un chemin de textes qui nous rappelle que
nous sommes « de la nature ».