Les Illuminations de Rimbaud sont des textes exceptionnellement difficiles, pense le philosophe français Alexandre Lacroix. Néanmoins, il existe des clés simples pour les lire et les ressentir.
La première, c’est la musicalité et le rythme. En 1939, Benjamin Britten compose « Les Illuminations » op.18, dix mélodies pour voix haute et orchestre à cordes sur des textes extraits des Illuminations. Grâce à l’interprétation du ténor belge Pierre Derhet accompagné par la Chapelle Musicale de Tournai dirigée par Philippe Gérard, la relation se crée, aussi puissante qu’unificatrice, entre texte et musique. L’impact visionnaire de l’œuvre n’en est que démultiplié.
Et la deuxième clé ? C’est que la poésie rimbaldienne est aussi un objet visuel. Avec Alix Garin, chaque illumination devient spatiale et son agencement simultané. L’autrice dessine en live, au fil de cette véritable performance, les mouvements du texte. Cette esthétique du flash, à la fois sonore et visuel, perpétuel entrechoquement de mots et d’images suggestives, qui donne la clé de ces Illuminations apparemment hermétiques, dans lesquelles nous ne pouvons entrer qu’en changeant radicalement nos habitudes de lecture.
C’est cette esthétique du flash, sonore et visuel, perpétuel entrechoquement de mots et d’images suggestives, qui donne la clé de ces Illuminations apparemment hermétiques, dans lesquelles nous ne pouvons entrer qu’en changeant radicalement nos habitudes de lecture.