Et si l’anticipation littéraire était la meilleure façon de comprendre ce qui nous arrive ? Et si l’imagination et la fiction en disaient plus long sur le contemporain que nos observations quotidiennes ? C’est l’hypothèse que teste devant nos yeux Thomas Gunzig, dans une méditation sur les pouvoirs de la littérature nourrie d’un exemple concret : le roman Spectres sur lequel il a travaillé pendant trois ans.
Ces années de réflexion sur le futur, puisqu’il s’agit d’anticipation, ont fait muter son regard sur le présent. Mais que lui ont-elles permis de voir ? Et est-ce cela, le pouvoir de la littérature ? Est-ce pour cette raison que l’on écrit des romans ?