Lors de ce concert, deux explorations : la musique pastorale et les brunettes.
L’une et l’autre mérite leur mot d’explication pour approcher au mieux ces
fonds musicaux qui sommeillent.
Touchants par leur candeur et la vie simple qu’ils dépeignent, les romans pastoraux ont rencontré l’enthousiasme des lecteurs et des lectrices des siècles passés, friand.es de ces histoires de bergers. Ainsi, avec ses cinq volumes et ses cinq mille pages, L’Astrée d’Honoré d’Urfé, incarne une vogue majeure du dix–septième siècle, et qui touche aussi l’édition musicale. En musique, les « brunettes » sont des petits airs au ton bucolique, poussant à leur sommet l’art de la miniature. Elles doivent leur succès à leur caractère « tendre, aisé, naturel, qui atteint toujours sans lasser jamais, et qui va beaucoup plus au cœur qu’à l’esprit », comme l’écrit Ballard, l’éditeur des Brunettes ou petits airs tendres.