L’émerveillement, l’admiration, la stupéfaction, le saisissement, l’attrait, le désir : voilà en effet les émotions qui surviennent quand l’oiseau “apparait dans la vie d’un homme”.
(Marielle Macé, Une pluie d’oiseaux)
Et si l’on écoutait les oiseaux en éco-féministe ? C’est ce que propose Marielle Macé. Parce que beaucoup
d’oiseaux sont des oiselles ; parce que François d’Assise s’adressait littéralement à “ses sœurs les oiseaux” (le mie sirocchie uccelli, malgré le mauvais genre) ; parce que la plupart des ornithologues à les avoir regardés autrement, à les avoir rendus plus drôles et plus intéressants, sont des femmes ; parce que les oiseaux comme les rivières ont rendez-vous avec le féminin dans la langue française ; parce qu’ils portent le monde sur leur dos et le tissent du bec ; parce “nous les poètes nous sommes tous des femmes”… et parce qu’elle a très envie d’écouter Barbara Carlotti chanter, parler, siffler et que leurs deux voix, comme des sœurs jumelles, s’enlacent et s’égayent.