
Pour nous autres modernes, l’eau est devenue essentiellement une ressource matérielle, une formule
chimique (H20) qu’il faut stocker, purifier mais aussi préserver de la privatisation et de la pollution pour qu’elle continue de couler, pure et abondante, au robinet de tous.
Ce progrès, fruit de la science et de la technique se paie cependant d’une perte.
Car l’eau a longtemps été aussi pour les hommes, cet élément liquide et miroitant, massif et insaisissable,
celui de la mer, des rivières et de la pluie, qui coule et s’écoule entre nos mains comme le temps dans nos vies. En se mettant dans les pas de Bachelard et Illich mais aussi de Vinci et de Ponde, le philosophe
Olivier Rey nous invite à retrouver ce lien immémorial entre l’eau, les rêves et la pensée, pour surmonter la fracture qui s’est ouverte entre l’homme et la nature. Et nous réparer nous-mêmes.